Il y a des moments où la foi signifie marcher hardiment sur l’eau, tout comme Pierre l’a fait dans Matthieu 14. Les écoles centrées sur le Christ en Éthiopie ont passé des années à faire des pas courageux comme celui-ci — avançant par la foi, les yeux fixés sur le Christ.
Le contexte
L’histoire raconte le récit. Lorsque la junte militaire du Derg a pris le pouvoir dans les années 1970, les écoles qui résonnaient autrefois de prières se sont brusquement tues, car toutes les formes de religion ont été interdites dans les salles de classe, et les leçons ont été remplacées par un programme unique rédigé par l’État. La foi n’était pas abordée, et les premiers mots au tableau, « Au commencement », ont disparu.
Pourtant, l’espoir a survécu. Lorsque les lois ont évolué dans les années 1990, les écoles centrées sur le Christ sont revenues avec prudence, puis avec un courage croissant. Sous une nouvelle administration, un changement subtil mais significatif a ouvert des portes pour une confiance renouvelée dans l’éducation centrée sur le Christ. Zekerias Nigatu, directeur national d’Edify en Éthiopie, décrit ce moment : « Bien que la loi du pays [interdisant l’éducation religieuse] existe toujours, il y a maintenant plus de flexibilité pour notre travail. Au cours des dix dernières années, Edify s’est consacré aux écoles éthiopiennes… et maintenant ces écoles acquièrent la confiance nécessaire pour mettre en œuvre une véritable éducation centrée sur le Christ. Ce changement de perspective a suscité une audace nouvelle. »
Un changement inspirant
Cette audace est maintenant visible. Les enseignants, les dirigeants et les directeurs adoptent de nouvelles compétences et de nouvelles mentalités, chacun faisant des pas audacieux en avant. L’histoire de Yishak Alemu, enseignant à Future Hope, n’est qu’un exemple. Inspiré par les formations d’Edify auxquelles il a participé à partir de 2022, il souhaitait que ses élèves grandissent non seulement en connaissances, mais aussi en foi et en compassion. Il a donc donné vie à une nouvelle idée : sur un bureau en bois, il a placé une simple boîte. Il l’a appelée la Boîte de bénédiction.
Chaque semaine, les élèves contribuaient selon leurs moyens : certains y déposaient des pièces, d’autres un petit billet plié. À la fin de l’année scolaire, la classe a ouvert la Boîte de bénédiction ensemble. Ce qu’ils ont trouvé à l’intérieur a été utilisé pour soutenir des camarades qui ne pouvaient pas se permettre les frais de scolarité. La Boîte de bénédiction peut être petite, mais elle contient quelque chose de plus grand que ce que les manuels scolaires pourraient jamais offrir — la leçon que lorsque nous partageons nos bénédictions, nous les multiplions. De cette manière, la foi devient plus qu’une idée ; elle devient une pratique quotidienne, un pas sur l’eau.
Partout en Éthiopie, les enseignants et les élèves continuent d’avancer avec espoir, malgré les tempêtes, portant l’amour du Christ dans leurs familles et leurs communautés. C’est un enseignant qui commence chaque leçon par l’Écriture, c’est une communauté touchée par le Christ, et c’est un enfant qui prononce les mots « Au commencement » par un matin lumineux, avec tout un avenir qui se déploie devant lui.


